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Châlons-en-Champagne
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Vers
la fin de 1805 Napoléon 1er allant visiter les camps
de Compiègne et de Boulogne sur Mer, sarrêta au château
de Compiègne où il avait fait installer, quelques années auparavant,
lEcole de Liancourt devenue alors Ecoles dArts et
Métiers. LEmpereur examina avec intérêt le casernement
de lEcole, assista aux exercices des élèves dans les classes
et dans les ateliers, il se promena sur la magnifique terrasse
qui domine la forêt. Considérant la résidence de Compiègne,
il se dit que lEcole nétait pas à sa place dans
un palais et que le château lui-même avec sa forêt mérovingienne,
son site enchanteur, ses environs admirables devrait souffrir
de la présence de cette école industrielle. |
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Aussi,
dès le 5 septembre 1806, lancien grand séminaire de
Châlons, le couvent de la Doctrine et le couvent de Toussaint
furent mis par décret à la disposition de lEcole qui
devait sy transporter rapidement et qui sy installa
dans le courant du mois de décembre de la même année.
Les
bâtiments de lancien séminaire furent affectés au casernement
des élèves et à linstallation des études et des classes.
Les annexes du couvent de la Doctrine furent consacrés en
grande partie aux ateliers, aux communs et aux magasins de
lEcole. Enfin les constructions du couvent de Toussaint
reçurent les bureaux de lAdministration et furent aménagés,
pour servir dhabitation aux principaux fonctionnaires
de lEcole.
Face
à lentrée de lEcole, dont la Cour dHonneur
vient dêtre brillamment revalorisée, sétend une
paisible et provinciale petite place. Au milieu de la place
sélevait le monument commémoratif du centenaire de lEcole,
érigé en 1906, et dû au ciseau du sculpteur Max Blondat, mais
pendant la guerre 39-45 le groupe de bronze fut envoyé à la
fonte par les troupes de loccupation. Pour le cent cinquantenaire
de lEcole, un nouveau monument dû au talent de lépouse
de Quillery (Ch.22) remplaça le bronze disparu.
Méditons
ces quelques mots gravés sur le socle de celui-ci :
" que notre volonté de servir, fidèle à la tradition
qui la guide, demeure ardente et pure comme la flamme de notre
amitié fraternelle ".
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Cour d'Honneur de l'Ecole de
Châlons 1851
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Ecole de Châlons - Atelier
1851
Les ateliers sont détruits en 1994-1995
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